Que veulent les Français?

Que veulent les Français?

Est-il possible de comprendre le citoyen moyen dès lors qu’il abdique son libre-arbitre pour un clientélisme débridé?

En visite chez un ami qui me demandait de l’aider dans la réalisation de l’électricité de son « chalet », nous devisions sur les qualités des gens bien de chez nous. Dans la soirée, on me demanda de vérifier l’installation électrique de la cave. Nous descendîmes dans un endroit plutôt bas et mal éclairé.

– Fais attention! me dit alors N, le plafond est bas.

– T’en fais pas, lui répliquai-je non sans indifférence, nous, les Québécois, sommes habitués à marcher le dos courbé!

Tout était dit. Incapable de voir plus loin que le bout de leur nez, les Québécois se vautrent dans la fange de leur ignorance et s’en enorgueillissent! Et plus on les humilie, plus ils en redemandent! Ils ignorent leur propre histoire.

Les Québécois ignorent leur propre histoire… Je suis Québécois, donc…

Je m’étais toujours dit que les Français, nos soi-disant cousins de l’autre bord, savaient, eux, ce qu’ils voulaient. Certes, ils raillent, les Français. Ils gueulent et manifestent toujours leur mécontentement de manière théâtrale, d’où le génie de leur Molière!

Ils citent leurs grands auteurs sans même les connaître. C’est dans leurs gènes. Ils ne vous laissent jamais placer un mot, s’objectent sur tout ce que vous dites, vous coupent la parole sans arrêt, bref ils sont passés maîtres dans l’art de vous faire chier, sans que vous n’y puissiez rien.

Maudits Français! dit-on icitte.

Mais là où on les croyait imbattables, là où ils savaient se doter d’institutions dignes d’une République, ce qui n’est pas prêt d’arriver dans notre province de merde, en politique donc, on les découvre ignares, consommateurs, de purs clients de notre belle modernité américaine.

Je dis américaine car l’Amérique, du nom de son étrange géniteur, Amerigo Vespucci[1], est la terre des découvertes. On peut tranquillement y tromper son monde sans qu’aucun pouvoir public, qu’aucune république – au sens romain du terme –, ce concept étant inconnu sur ce continent, ne puisse intervenir. Car l’Amérique est la « contrée » de la loi individuelle. Ah! Ne pensez pas qu’on vous défendra, si l’on vous attaque! Ce sera plutôt l’inverse qui se produira. Et n’allez surtout pas vous plaindre. On se moquerait de vous…

Que veulent donc les Français?

De fait, existent-ils encore? Nous ne serions tous, au Canada, de l’aveu même de notre Premier Ministre pubère et féminisé, que des migrants! Il nous faut délaisser nos terres, celles de nos aïeux, les céder à des étrangers qui eux sont la chance de notre pays. N’est-il pas étrange que le principal intéressé omette de s’inclure dans l’équation?

À ce compte, je renonce donc à ma citoyenneté et je me paie un voyage en Syrie. D’ailleurs, une blague russe circule en ce moment. Vous voulez obtenir la citoyenneté canadienne, allez en Syrie!

Mais, revenons à nos moutons… de Panurge!

Que font les Français dans l’Union des « Républiques » Socialistes Européennes? Notez que je mets le mot république entre guillemets car, comme dans l’Union soviétique de l’époque, une république, ça n’existe que sur papier et non de manière effective.

Ainsi, on sent bien que le concept de démocratie, en France comme ailleurs dans le monde, a du plomb dans l’aile. Plus on mondialise, plus il est démonisé. Nous vivons dans un manichéisme évangéliste initié par Georges W. Bush. Dès deux mil un, il fallait choisir son camp. Les clivages anciens (gauche/droite, prolétaires/élites, etc.) ayant été liquidés, en apparence du moins, on devait décréter la fin de l’histoire et la fascisation du passé. Göring pouvait se retourner dans sa tombe… et sourire ; son idéologie avait triomphé.

La presse homogène et moralisatrice, toujours pressée de dénoncer avant qu’on ne la dévoile, de lyncher sans procès, un peu comme aux States, hurle à la lune et à la dictature, au fascisme et au passé. N’est-il pas étrange de constater que, dans un monde mondialisé carburant[2] à l’éternel présent, un monde qui éructe sa haine de la haine (je sais, ça fait redondant, mais c’est réellement comme ça que ça se passe), on requiert sans cesse le passé pour accuser sans preuve, condamner sans procès et lyncher sans témoin?

Si le passé est si immonde, pourquoi sans cesse le convoquer à la barre des témoins pour s’y référer? Pourquoi ne pas le laisser paisiblement là où il est, dans la tête des érudits et des artistes?

Mais il faut regarder vers l’avenir! nous dira-t-on en insistant pour que nous nous sentions un peu plus coupables chaque jour à l’idée de jeter un regard par-dessus notre épaule. Il ne faut surtout pas évoquer le passé, sauf pour rappeler des faits horribles nous servant à condamner de purs innocents, mais surtout nous permettant d’occulter les injustices contemporaines.

Que veulent les Français?

On hurle au fascisme, en France. On s’indigne – de pures vierges offensées qui ont pourtant et à plusieurs occasions, rappelons-le, vendu leur virginité régénérée indéfiniment pour conserver leurs privilèges – devant l’extrême droite. On évoque la peste.

Mais si l’extrême droite est si dangereuse pour l’humanité, pourquoi ne pas simplement l’éradiquer? Pourquoi faire tant de chichi avec cette maladie honteuse qui ressemble à une syphilis mal soignée?

Tout simplement parce que la maladie dont il est question est nécessaire au malade. Se débarrasser d’une maladie honteuse mettra à jour la condition du pestiféré. Pire, on découvrira que la peste en question servait de purge dans une société gangrenée de l’intérieur.

Les Français savent accuser! Et leurs institutions savaient, jadis, faire dévier toute accusation afin de la rendre effective… ou caduque. C’était le bon temps…

On sait que la démocratie est née en Grèce ; et que la république moderne a vu le jour en France. Ce que l’on n’ignore pas, c’est que toute chose qui naît meurt. Donc, les deux prochains événements de l’Histoire, celle qui n’est jamais conviée à la table de l’Humanité, seront des éloges funèbres.

Pendant que la Démocratie se meurt, on assassine la République. Et personne ne crie au crime? Mais, avez-vous déjà vu un criminel se livrer à la police!

Ici, dans les Amériques, un nouveau totalitarisme est en train de naître. Chez nous, petite province insignifiante, nous n’en avons pas conscience, plus « occupés » que nous sommes à compter les jours qui nous restent à vivre.

Mais en France, un vent de panique souffle sur le crime. Et cette brise rafraîchissante se transformera bientôt en ouragan voire en cyclone advenant l’élection d’un financier inculte – pur pléonasme s’il en est un – à la tête de la République.

Oui, le sept mai prochain, les « Français » éliront un banquier. C’est dans leurs gènes. Ne sont-ils pas un peu, beaucoup… Juifs…

Que veulent les Français? Un Maître?

[1] Protégé de Laurent de Médicis, Amerigo Vespucci avait bien pressenti le sens florentin du mot république. On comprend mieux l’esprit américain basé sur une république comme « politique spectacle », d’où la justesse de l’analyse d’Hannah Arendt.

[2] Qu’on se le dise. Tout est affaire de pétrole!

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