La voiture électrique, un hochet pour les simples d’esprit – Troisième partie

Penser le monde, dure tâche à laquelle personne ne semble vouloir s’atteler. Personne? Affirmation qui pourrait, de prime abord, apparaître exagérée. Ne peut-on imaginer le monde de demain sans nécessairement se faire clouer au pilori?

Organiser la vie des hommes n’est pas une mince affaire. Après cent ans de développement effréné qui a vu émerger, ces dernières années, de monstrueux paradoxes, peut-on souffler un peu ou faut-il toujours aller de plus en plus vite?

Réfléchir à un monde où l’électricité occuperait une place centrale dans nos vies n’est-il pas nécessaire? Diantre! C’est déjà le cas! On nous a muselés à l’aide des compteurs intelligents, sans débat ni consensus social. La communauté scientifique s’est déchirée sur le sujet tandis que la loi de la jungle mondialiste, l’engouement pour le contrôle et la phobie de l’effondrement font s’accélérer les décrets en faveur de la technologie. Muter ou mourir! Telle est la devise des Zukerberg et des Musk de ce monde. Incultes mais propulsés au faîte de la renommée parasitaire, ils imposent leur ignorance à la masse qui s’en réjouit.

L’atomisation du vingtième siècle a frappé toutes les consciences. L’individu est maître de son destin ; dit-on. Il doit donc prendre les moyens pour le réaliser. Il est seul face aux autres. Certes, il s’apercevra rapidement que l’union fait la force. Mais il comprendra également qu’il doit nécessairement s’allier à ceux qui « pensent » comme lui. Ainsi, le ralliement entre sectaires est irrévocable. Les dissidents seront médicalisés, soignés voire discrètement tenus à distance. En Belgique, on commence déjà à taxer les propriétaires ayant installé des panneaux solaires afin de réduire leur dépendance aux énergies fossiles. On taxe les puits artésiens individuels en fonction de la quantité d’eau qu’ils débitent. Même quand le risque est assumé par un individu, on s’empresse de lui rappeler qu’il doit être solidaire. Agit-on de même envers les multinationales? Comment se fait-il que les constructeurs automobiles bénéficient de tant de privilèges? La réponse est simple ; ce sont eux qui font les lois, eux qui créent nos désirs!

Les exemples de manipulations médiatiques abondent et je n’en citerai qu’un seul. En février dernier, un article d’un grand média de masse vantait les bienfaits aphrodisiaques des asperges. Vous me direz, que viennent faire les légumes dans cette affaire? J’y viens. Deux semaines plus tard, nous assistions à un autre phénomène affligeant créé de toute part par l’Empire des épiciers : La Saint-Valentin, célébration païenne sans origine clairement établie.

Curieusement, dans les supermarchés, les asperges étaient en solde et on en faisait la promotion sans toutefois mentionner ledit reportage que j’ai évoqué. Coïncidence? Certainement pas! Tous les supermarchés de même que les épiceries fines offraient le même rabais! C’est ainsi que les spécialistes en marketing font tout pour rentabiliser l’investissement de leurs clients. Comment n’en irait-il pas de même pour la voiture électrique?

On croit à tort que la voiture électrique est écologique. Mais elle est bourrée de plastique et de polychlorure de vinyle (PVC) sans compter les composants divers en métaux. Connaître les procédés de fabrication est impensable pour cause de brevets. Dans un monde du secret pour l’élite et leurs représentants gouvernementaux de commerce[1], on ne cesse d’exiger la transparence de la masse. Chaque individu doit rouler électrique… ou payer!

Supposons maintenant que les Québécois, « peuple » enthousiaste et docile, optent avec joie pour la voiture électrique. Ça s’est déjà vu ; un succès inattendu qui n’était pas prévu. Qu’un million de Québécois décident, un peu comme lorsqu’ils achètent des asperges la veille de la Saint-Valentin, d’acquérir une voiture électrique. Quand on sait que le Gouvernement du Québec offre huit mille dollars de crédit à celui qui achète une voiture électrique, on se demande bien comment financer une telle mesure qui représenterait huit milliards de dollars.

Où prendra-t-on l’argent pour offrir ce cadeau aux Sauveurs de l’Environnement? En pénalisant ceux qui le détruisent à l’aide d’une hausse d’impôts proportionnelle au crédit déjà mentionné. Certes, on peut arguer qu’il serait techniquement impossible pour les constructeurs automobiles de répondre à la demande en si peu de temps. Les listes d’attente pour l’obtention d’un véhicule électrique sont longues et les délais de livraison se comptent plus concrètement en mois qu’en semaines.

Néanmoins, nous ne sommes pas prêts pour un changement de paradigme tout simplement parce qu’aucun débat de société n’a lieu. Même le Maire de Montréal, lors de la récente polémique concernant la Formule E, l’a clairement démontré. Lorsqu’on lui a demandé de justifier le choix du parcours urbain au détriment du circuit Gilles Villeneuve, il a déclaré : « Je n’en ai rien à cirer. »

Les dirigeants politiques ne sont pas élus pour débattre car ils en sont incapables. Premièrement, ils ne possèdent pas les capacités intellectuelles pour le faire. Deuxièmement, débattre d’un enjeu, c’est accepter que l’on puisse avoir tort, ce qu’aucun politicien n’admet jamais, même quand il est battu dans les urnes! Débattre est un mot absent de leur vocabulaire. En revanche, le décret est leur mot de prédilection. Ainsi, Montréal a accueilli la Formule E comme elle subventionne la Formule 1. C’est la formule qui compte, non l’argument!

On ne cesse de décrier les discriminations les plus idiotes, mais on s’obstine à présenter une course où seuls la testostérone et le bruit dominent. Pures usines à sexe et à consommation, ces événements n’ont pourtant rien à envier aux « concerts » monstrueux qui se tiennent périodiquement à Montréal. Comme l’évoquait Philippe Murray, le festif est partout! Et quiconque osera le remettre en question voire en exposer les désagréments peut s’attendre à être pendu ou brûlé sur la place publique! Comment peut-on prétendre défendre l’environnement à l’aide d’événements susceptibles de déchaîner les pulsions les plus barbares? On est bien loin de la retenue de la nature – qui, aujourd’hui, excédée par nos sottises sociales à répétition, se lâche et nous le rend bien – et du silence que nous promet la voiture électrique.

Une autre croyance qui hante l’esprit de nos « braves » concitoyens fait des ravages dans l’antre de la pensée : l’idée que l’autonomie est la clé de la voiture électrique. Quand on constate la grandeur du territoire, on serait tenté d’appuyer cet argument. Mais qui dit que la distance est importante? Bell Canada ne nous avait-il pas habitués, jadis, à croire le contraire à l’aide de son slogan la distance n’a plus d’importance?

On se déplace partout à travers la planète[2] comme on se rend chez son voisin, auquel on n’adresse jamais la parole, naturellement. On achète un véhicule électrique mais on amène toute la petite famille à Cuba à l’aide des formules tout inclus (comme le stipule le fameux concept de « clé en main », vous n’aurez aucun soucis à vous faire, ne pensez à rien, relaxez!). Quelle est l’empreinte écologique d’un vol à bas prix? Doit-on demander à chaque citoyen de calculer quotidiennement ses émissions de gaz à effets de serre? Devrait-on publier les résultats, et punir les délinquants[3]? Sur le principe de la bonne volonté, pourra-t-on faire confiance aux données recueillies? Et qui les compilera? Un organisme indépendant?

Mais un organisme indépendant est un mythe…

Tant que la voiture électrique servira d’idéologie marchande propre à manipuler les individus, elle demeurera un phénomène marginal pour les simples d’esprit. Qu’on se le dise, dans des sociétés en faillite – morale, financière, spirituelle, culturelle –, seules les annonces pompeuses et non effectives réussissent encore à leurrer les benêts qui s’imaginent faire leur part pour l’environnement.

[1] Justin Trudeau n’est qu’un simple vendeur de char! Il en a le discours, l’allure « honnête ». Il veut votre bien et vous garantit le bonheur sur Terre, si vous paraphez à l’aide de votre sang le contrat qui vous lie au libéralisme. Libre vous serez! Que vous le vouliez ou non!

[2] Il serait étonnant de mesurer l’empreinte écologique du primate contemporain lorsqu’il se déplace en avion! Plusieurs dépasseraient probablement la limite écologique permise.

[3] On sévit envers les individus, mais on s’efface devant ceux qui sont capables de faire plier l’État. Nous vivons bien à une époque où la jungle semble plus accueillante que le monde dit « civilisé ».

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